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L’année 2021 sera-t-elle placée sous le signe de la relocalisation ?

L’année 2021 sera-t-elle placée sous le signe de la relocalisation ?

Il y a un an, la Covid-19 sévissait à peine et nous ne nous rendions pas compte à quel point ce virus paralyserait le monde, et donc, entre autres, l’économie. Car les entreprises semblent être dépendantes de l’étranger dans ce domaine. Mais à quel point ?

2021 commence sur la même note que s’est terminée l’année 2020. Confinement après confinement, couvre-feu après couvre-feu, beaucoup de remises en question ont eu lieu sur la dépendance de nos entreprises à l’étranger. A quel point notre économie est-elle profondément liée à des composants chinois ?

A quel point les produits que l’on fabrique dépendent-ils des machines-outils allemandes ? Sommes-nous encore capables de fabriquer certains produits que nous importons aujourd’hui à 100% ? La relocalisation de l’économie restera la grande question posée à l’économie française (et provençale) en 2020. La question des masques est un symbole fort en la matière.

Dépendance aux importations chinoises

Dans un premier temps, la France n’attendait qu’une chose : que les avions cargo en provenance de Chine n’atterrissent chargés de masques pour approvisionner la « première ligne » face à la pandémie, c’est à dire nos hôpitaux et le personnel soignant. La France était entièrement dépendante de la Chine pour se fournir en masques, et les prix de ces derniers s’en sont ressentis.

Alors que le monde vivait une pandémie mondiale, c’est la compétition économique qui a primé sur la coopération. Rapidement, des initiatives ont fleuri, c’est le cas notamment ce Centaur Clinical, PME gardannaise que nous avons déjà mise en lumière.

Initiative gardannaise à petite échelle

Cette entreprise gardannaise, implantée au Puits Morandat, est spécialisée dans les tests précliniques et cliniques de dispositifs médicaux innovants. Avec la pandémie, elle a décidé de se lancer sur le marché des masques. Pour se démarquer, elle a avant tout misé sur la qualité et la traçabilité des produits.

Ainsi, l’intégralité des composants (à l’exception de la barrette nasale) provenait de l’Union Européenne. Pour les coûts de fabrication, une machine (originaire de Chine) et deux salariés étaient nécessaires sur la chaîne de production. Mais, dans l’urgence, son dirigeant, Ouadah Hadjebi, a réussi à mettre sur pied une filière locale de production de masques à partir de matériaux traçables. Certes le coût de ces masques n’était pas le même que les masques chinois, mais la qualité était au rendez-vous.

Système D et structuration d’une filière ?

Cette crise a montré que, dans l’urgence, ont émergé partout en France des solutions pour produire rapidement des masques, alors que l’Hexagone n’en produisait plus de façon professionnelle. Les ateliers de couture se sont concentrés sur cette production pour approvisionner rapidement le pays en masques en tissu réutilisables.

Un exemple local de réactivité. Reste la ville de Septèmes-les-Vallons qui a acheté du tissu a sollicité les bonnes intentions pour se faire prêter des machines à coudre et qui, en quelques jours, a monté un atelier de couture composé de bénévoles qui a produit un total de 5 000 masques à destination des habitants.


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