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L’entreprise postmoderne place la quête de sens au coeur de l’activité de humaine

L’entreprise postmoderne questionne le paradigme de la rationalité de notre société. Si les émotions dominent dans notre époque mouvante et fragmentée, elles écrivent également un nouveau rapport au temps, de nouveaux codes entre les individus et placent la quête de sens au coeur de l’activité humaine. [2/2]

Il semblerait « qu’Auguste Comte, les Gilets Jaunes et l’entreprise Michelin aient beaucoup de choses en commun comme un goût prononcé pour des formes de gouvernance inclusives, davantage distribués et plus souples » (L’entreprise nouvelle génération, Luc Bretones, Philippe Pinault, Olivier Trannoy, Editions Eyrolles, 2020). L’ouvrage met en lumière les conseils et les bonnes pratiques de 250 managers, de 200 entreprises dans 30 pays pour penser l’entreprise nouvelle génération à travers les exemples de ceux qui ont réussi à transformer le management.

Depuis la loi Pacte de 2019, les entreprises peuvent inscrire la raison d’être de l’entreprise dans leurs statuts. Leur objectif premier affiché s’éloigne du profit mais s’oriente vers l’impact sur la société et la réponse aux nouveaux enjeux sociétaux et environnementaux.


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Quand la raison d’être devient centrale

Quant à l’individu, il place la quête de sens au coeur de ses valeurs fondamentales. La raison d’être de l’entreprise devient donc centrale et guide les choix des collaborateurs comme leur investissement et fidélité à l’entreprise.

L’importance du relationnel, mais aussi de l’affectif, des émotions et du lien social sont les marqueurs de cet individu libéré et imprévisible dans ses goûts. S’il est à la recherche d’expériences émotionnelles, il revendique tout autant sa recherche d’une qualité de vie, sa soif d’authenticité et surtout d’immédiateté.

Les codes de l’entreprise libérée

Ces entreprises « nouvelles générations » bouleversent les codes du management traditionnel, pyramidal et hiérarchique. Le rapport des nouvelles générations avec le travail consacre quant à lui à l’émergence du nouveau paradigme de « l’entreprise libérée » capable de s’adapter en permanence à ce va-et-vient entre l’individualisme et la recherche du renforcement du lien social.

Ce qui unit ces entreprises qui se sont emparées des nouveaux codes est qu’elles placent la raison d’être au coeur de leurs pratiques managériales. Ce positionnement permet de donner du sens à son activité, d’attirer et de fidéliser de nouveaux talents, d’établir un véritable avantage concurrentiel et d’attirer des investisseurs toujours plus sensibles à l’impact investing.

Cet article est la seconde partie d’une analyse qui avait été publiée deux semaines auparavant. Vous pouvez la retrouver en cliquant ici.


L’impact investing et l’économie locale ont le vent en poupe

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