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Avec la Covid-19, le retour en grâce du Made in France

La pandémie mondiale a mis en avant les faiblesses de la mondialisation. Certains biens, essentiels en matière de santé publique, sont venus à manquer. Les masques ont fait l’objet d’une concurrence mondiale. Le marché a montré ses failles et n’a pas su s’adapter.

Le commerce international semble avoir montré ses limites lors de cette pandémie. Ces bouleversements ont entraîné un changement de comportement d’achat auprès des consommateurs français, se tournant vers le made in France.

Le Made in France a le vent en poupe

Les récentes études d’opinion montrent que les Français veulent davantage de local. Ils sont même prêts à payer plus cher pour des produits qui nourrissent l’économie française. Ce mouvement est déjà à l’œuvre depuis plusieurs années en France. Politiquement, il est porté par plusieurs personnalités comme Arnaud Montebourg qui avait fait la promotion du Made in France lors de son passage au ministère de l’Economie.

A l’échelle des Français, il est plus diffus mais tout de même significatif : en 2019, les Français ont davantage consommé pour leur alimentation en euros, mais ont moins consommé en quantité.

L’utilisation de l’appellation « Made in France », ou du label plus restrictif « Origine France Garantie » promet au consommateur une fabrication locale, une faible empreinte carbone et la préservation d’emplois sur le territoire national.

Nouvel argument post-crise

Le made in France revient en force sur le sentiment d’une mondialisation désenchantée. Derrière lui, c’est aussi la vision du local qui est importante. Le local devrait être revalorisé plutôt que de chercher moins cher, les Français chercheront meilleur. La plupart des Français estiment que les masques qui vont les sauver sont davantage venus des couturières de leur quartier que des importations chinoises tant médiatisées.

Un plan de relance avec des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été et une soixantaine de parlementaires ont lancé un appel au patriotisme économique pour soutenir l’économie du tourisme.

Sur notre territoire, la start-up Mon Parcours change de nom et devient le Coq Trotteur « pour incarner de nouvelles ambitions : une nouvelle ère touristique souveraine, innovante et vertueuse pour l’écosystème local » confie le fondateur Nicolas Garcin. L’économie de demain portera des valeurs de préservation de l’environnement, de l’humain et de patriotisme économique.


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