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Le plan de relance de l’étang de Berre

L’Etang-de-Berre est le troisième pôle économique de la Métropole Aix-Marseille Provence. Celui-ci repose principalement sur l’industrie lourde. Les sites industriels qui y sont installés l’ont fait d’abord à la proximité du port et de l’aéroport mais également avec la présence de l’étang.

Avec la montée en puissance des thématiques environnementales, les activités polluantes sont de moins en moins acceptées. Face à ce constat, de plus en plus de voix se portent volontaires pour écrire une nouvelle page de ce territoire. Le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF), se bat pour que l’étang de Berre soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’Assemblée Nationale a d’ailleurs créé une mission d’information sur la réhabilitation de l’Etang de Berre au sein de laquelle les trois députés du territoire Pierre Dharréville (PCF), Eric Diard (LR) et Jean-Marc Zulesi (LREM) travaillent ensemble. Le syndicat mixte de l’Etang, le GIPREB, a organisé pour l’occasion une consultation citoyenne dont la restitution aura lieu cet automne.

La salinité est l’enjeu majeur

Un des enjeux majeurs consiste à réguler le niveau de salinité de l’étang directement relié à la mer, aujourd’hui par un seul point. Il reçoit en revanche les eaux de la Durance via la centrale de Saint-Chamas, ce qui l’adoucit et avait causé la mort d’une centaine de tonnes de poissons à cause d’un changement brutal de salinité en juillet 2019.

Des solutions à l’étude

Trois solutions seraient sur la table : d’un côté la reconstruction du tunnel du Rove, effondré. Cela permettrait de créer un deuxième afflux d’eau salée pour augmenter la salinité de l’étang. Une autre piste voudrait détourner les eaux de la centrale hydroélectrique. Ces deux pistes nécessitent de lourds investissements pour des retombées économiques faibles (bien qu’énormes d’un point de vue environnemental).

Une troisième solution est à l’étude, moins coûteuse, plus originale et créatrice de richesses : lancer de l’ostréiculture dans l’étang de Berre. Les huîtres comme d’autres coquillages permettent de capter certains polluants, et donc de réguler et purifier l’eau de l’étang de Berre. C’est un procédé entièrement naturel qui a déjà montré ses preuves dans l’étang de Thau, du côté de Sète. Alors, bientôt des huîtres locales de qualité ?

Au-delà de nouvelles richesses économiques, c’est une véritable image de marque pour l’étang de Berre qui pourrait s’y dessiner.

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