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Eric Berton : « Je veux que l’université soit ancrée dans le monde socio-économique »

Eric Berton : « Je veux que l’université soit ancrée dans le monde socio-économique »

Eric Berton vient d’être élu président d’Aix-Marseille Université. Entre dynamisation de l’offre de formation et des réseaux existants, il nous livre en exclusivité ses ambitions pour faire rayonner AMU à l’internationale dans cette nouvelle gouvernance.

Provence Business : Pouvez-vous vous présenter vos missions actuelles et le périmètre précis de votre poste ?

Eric Berton : J’ai commencé une carrière au CNRS comme chargé de recherche, j’ai ensuite travaillé en coopération avec Eurocopter avec le département science de l’ingénieur. J’ai monté une chaire industrielle entre le laboratoire de recherche et Décathlon pour développer des produits en commun, un open-lab avec Peugeot PSA, et une autre autour du biomimétisme avec Airbus. En 2012 j’ai été nommé Vice-Président Innovation et nous avons développé la Cité de l’Innovation et des Savoirs à Aix-Marseille.

Vous venez d’être élu Président d’AMU, quelles sont vos priorités et vos objectifs à moyen et long termes ?

Nous avons trois objectifs : renforcer les missions d’AMU, dans sa recherche, sa formation, et revendiquer AMU. Faire d’AMU une universitéqui prend en compte la qualité de vie au travail pour les étudiants et les personnels. AMU sera une université fortement ancrée dans son territoire car c’est dans notre territoire que nos étudiants seront employés.

La fondation AmiDEx jouit déjà d’un rayonnement international et d’une dynamique locale, comment envisagez-vous associer les forces économiques de notre territoire ?

Nous avons notre Fondation, nos Alumni et leur observatoire des métiers, des laboratoires de recherche, et notre comité de prospective stratégique. Nous avons également un groupement d’industriels et différentes instances du monde socio-économique qui se retrouvent pour envisager ensemble où vont aller les grandes tendances. Les structures se montent et sont en pleine évolution.

Comment envisagez-vous associer les entreprises ?

Je veux que l’université avec ses missions fondamentales soient ancrées dans le monde socio-économique.
Nous disposons d’un site web et de plateformes technologiques qui peuvent servir les PME du territoire. Un entrepreneur qui a une idée peut aller à la Cité de l’Innovation peut trouver en 2 h toutes les ressources dont il a besoin.

Comment pensez-vous accélérer l’implication des anciens ? Avez-vous des projets pour développer le réseau Alumni ?

Avec des réunions plus fréquentes, en leur donnant un rôle officiel. C’est en construction, c’est un réseau qui se structure.

Envisagez-vous de nouer de nouveaux partenariats avec le monde économique : incubateurs de startups ? Partenariats avec de grands groupes du territoire ?

Nous allons initier prochainement des relations entre le groupe ENEDIS, la Métropole et nous. Nous sommes en train de créer une convention autour de l’IA, plus spécifiquement autour de l’IA et la santé. Ce sont des chantiers qui arrivent à brève échéance.

Pensez-vous modifier l’offre de formation d’AMU dans les prochaines années ?

Concernant l’offre de formation, les choses sont écrites pour 4 ans , mais nous sommes capables d’être agiles, nous pouvons le faire sur des métiers émergeants. 13 instituts viennent d’être créés, 4 suivront. Nous envisageons de créer des modules spécifiques à intégrer sur des thématiques disciplinaires précises qui donnera de futurs diplômés centrés.

Portez-vous des projets structurants en matière immobilière pour valoriser le foncier d’AMU ? Les sites marseillais et aixois vont-ils connaître d’importantes modifications ?

Nous avons beaucoup de m2 à gérer. Les actions seront priorisées mais nous avons conscience d’avoir des campus en souffrance et nous allons rééquilibrer la rénovation des campus.

Quelques mots sur CIVIS ?

C’est un formidable outil d’échange pratique pour former nos personnels et les envoyer dans d’autres universités mais ça peut intéresser des chefs d’entreprises également. Ces derniers sont demandeurs pour être plus impliqués dans la formation et rejoindre les équipes pédagogiques. Nous réfléchissons à de nouvelles manières de les intégrer. Les étudiants deviendront un liant entre le monde académique et le monde économique pour être préparés aux métiers de demain avec de nouveaux modèles de stage notamment.

Nos lecteurs sont des investisseurs, quels conseils leur donneriez-vous ?

Qu’ils viennent nous aider au travers de la taxe d’apprentissage et avec leurs idées, nous sommes ouverts. Nous sommes en train de mettre en place un catalogue pour montrer aux entrepreneurs la qualité de nos brevets et un label. L’innovation d’AMU sera labellisée comme une « carte d’identité ».

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