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Laurent Damichel : « Le groupe investit 14,5 millions d’euros chaque année dans la R&D »

En 2018, le Groupe Pellenc a réalisé un chiffre d’affaires de 258 millions d’euros. Laurent Damichel, responsable du développement du groupe, nous livre son analyse sur les perspectives de développement du marché des agroéquipements qui enregistre une croissance de + 19%.

Provence Business : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Laurent Damichel et je suis en charge de la stratégie et du développement du groupe Pellenc. Je bénéficie d’une double compétence d’ingénieur matériaux, à travers ma spécialisation en développement de produits, et en management général, grâce à mon  Master obtenu à l’IAE d’Aix-en-Provence.

J’ai réalisé ces deux cursus en apprentissage, d’abord dans le secteur du yachtisme avant de rejoindre celui des agroéquipements chez Pellenc. J’ai intégré l’entreprise il y a 12 ans pour épauler la direction générale sur l’ensemble des expertises et métiers du groupe.

Pouvez-vous nous présenter vos missions actuelles et le périmètre précis de votre poste ?

Actuellement, j’ai en charge la définition et le déploiement du plan stratégique de Pellenc. Mon poste intègre également une dimension prospective qui me permet d’explorer les nouveaux projets qui feront le succès du groupe ces cinq prochaines années (arboriculture).

Vous construisez des machines et des outils pour l’agriculture et l’entretien des espaces verts, votre marché est-il en croissance, à maturité ou en déclin ?

Bien que confrontés à de nouveaux enjeux et de nombreuses transformations, le marché industriel des agroéquipements (5,3 milliards d’euros en 2018) a enregistré une belle croissance en 2019 (+15%) et celui des équipements pour les espaces verts, qui s’établit à près d’un milliard d’euros, est resté plutôt stable.

Avez-vous des innovations : nouvelles gammes de produits, nouvelles technologies que vous allez présenter prochainement ?

Dans le domaine de l’agriculture spécialisée, Pellenc a récemment lancé des nouvelles gammes de machines à vendanger et de pulvérisateurs. Des outils qui intègrent des technologies de pointe en matière de simplicité d’utilisation, de respect de l’environnement et de sécurité pour les opérateurs.

En viniculture, le groupe a aussi mis sur le marché des pressoirs intelligents pour répondre aux nouveaux besoins des professionnels de la cave. Des produits primés par la filière en novembre dernier sur le SITEVI 2019, le salon international des équipements et du savoir-faire pour les productions vigne-vin, olive et fruits-légumes.

Également expert en outillages à batterie pour l’entretien des espaces verts et urbains, Pellenc a fait évoluer ses gammes de sécateurs, d’élagueuses, de batteries, etc. Ces outils ont été renouvelés pour augmenter leur résistance et leur précision ainsi que leur sécurité et leur contribution au bien-être des professionnels, grâce à des amélioration technologiques ciblées.

Quelles sont vos actualités corporate à annoncer (recrutement, ouvertures de filiale, partenariats, prestataires… ) ?

Après avoir ouvert deux nouvelles bases internationales à Melbourne en Australie et à Talca au Chili ainsi qu’une filiale en Champagne en 2019, le groupe souhaite poursuivre son développement sur de nouveaux territoires, toujours dans un objectif de proximité de service avec ses clients.

En 2020, Pellenc a également pour ambition de consolider son partenariat avec le Mas Numérique. Ce site dédié aux solutions connectées et aux dernières innovations viti-vinicoles est une vitrine et une ressource incontournables pour le groupe.

Envisagez-vous de développer vos technologies dans un autre secteur ?

Le groupe français Pellenc s’impose depuis plus de 40 ans comme le partenaire incontournable des viticulteurs et oléiculteurs. Une expertise pointue qui va prochainement être transposée dans la mécanisation des métiers de l’arboriculture. Les équipes R&D travaillent en effet à l’élaboration d’une gamme de machines à récolter pour les besoins très spécifiques des vergers « en haie fruitière » et des vergers « plein vent ».

Quel part représente la France et l’international dans vos recettes ?

En 2018, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 258 millions d’euros : 38% en France et 62% à l’international.

Quelle place occupe la R&D dans votre entreprise ?

Elle investit 14,5 millions d’euros chaque année dans la R&D et a déjà déposé 1 223 brevets. Son technocentre intégré est basé à Pertuis, constitué de bureaux d’études, d’un laboratoire électronique et d’ateliers de prototypage, il compte plus de 170 personnes à ce jour.

Nos lecteurs sont des entrepreneurs et des investisseurs, quels conseils leur donneriez-vous ?

Toujours prendre en compte les contraintes des clients pour leur faciliter le quotidien. À l’image du groupe dans lequel je travaille, il est important de penser nos services et nos solutions comme s’ils étaient conçus pour nous.


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