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Romain Lessard : « Il faut être une opportunité pour les autres »

Transpare est une plateforme de mise en relation qui simplifie le transport international de marchandises. Romain Lessard, directeur général, partage avec Provence Business son aventure et révèle les projets de levée de fonds.

Provence Business : Pouvez-vous vous présenter ?

Romain Lessard : J’ai une licence en commerce international, un master en finance et un MBA HEC Paris. J’ai réalisé la plus grande partie de ma carrière dans la banque avec le CIC où j’ai occupé différentes fonctions en banque d’entreprises.

J’ai rencontré beaucoup d’entrepreneurs dans mon dernier poste, des rencontres qui étaient très stimulantes et enrichissantes. Beaucoup d’entre eux m’ont incité à franchir le pas pour les rejoindre dans l’aventure entrepreneuriale. La graine a germé et j’ai finalement décidé de me lancer en octobre 2018, avec Ali Messoudi dans la création de Transpare. Aujourd’hui, en tant que directeur général de Transpare, je me décrirais comme un explorateur en quête permanente de découvertes et de nouveaux défis.

Comment décririez-vous votre entreprise ?

A l’instar de Booking ou Trivago dans le secteur du tourisme, nous mettons en relation expéditeurs et professionnels du transport international de marchandises (commissionnaires/transitaires). L’utilisation de notre plateforme B2B est 100% gratuite pour les expéditeurs. Ils s’inscrivent en quelques minutes, puis remplissent leur demande de cotation de manière simple et intuitive. Ensuite, ils reçoivent plusieurs devis de nos transitaires partenaires. Il ne leur reste plus qu’à réserver l’offre qui convient le mieux à leurs critères (prix, délai,…) avant de pouvoir suivre leurs marchandises en temps réel.

Notre modèle économique est simple : nous prenons 2,5% de commission sur chaque transaction qui passe par notre plateforme. Nous sommes gagnants, seulement si notre client l’est aussi. C’est notre contrat de confiance.

Pourquoi ce choix de produit / service ?

Nous avons fait le constat simple que les transports internationaux de marchandises sont complexes, chronophages, et qu’ils constituent un frein au développement international des entreprises dont ce n’est pas le coeur de métier. En parallèle, le métier de commissionnaire de transport n’est pas du tout digitalisé. C’est un secteur très éclaté avec de très nombreuses PME. Il y avait donc la place pour une plateforme numérique qui rapproche les deux communautés et simplifie la collaboration et la transaction afin de rendre le voyage des marchandises aussi simple que celui des hommes.

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?

Avec toute l’équipe, nous souhaitons faire de Transpare l’outil de référence pour toutes les entreprises qui font de l’import/export, et le premier réseau de transitaires au monde. Nous sommes déjà capables de nous positionner sur des demandes pour tous types de transports, quelles que soient les origines ou destinations.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?

Globalement, tout est difficile, professionnellement et personnellement. Il faut prendre beaucoup de décisions, et cela nécessite un éventail de compétences, de savoirs et de savoir-faire que l’on n’acquiert qu’avec le temps et l’expérience. On fait donc beaucoup d’erreurs et il faut être capable de les reconnaître et de les accepter.

Aujourd’hui, de façon beaucoup plus récente, notre jeune entreprise a été impactée par les grèves de décembre, puis par le coronavirus depuis janvier comme tout le secteur du transport international dans son ensemble. Ce sont des événements totalement indépendants de notre volonté, il faut les saisir pour apprendre, pour mieux se et chercher de nouvelles opportunités à partir des contraintes qu’ils apportent.

Quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans entrepreneuriat ?

Il faut rêver, être ambitieux et optimiste pour garder le cap quelles que soient les épreuves à franchir.
Etre curieux, vouloir apprendre et s’améliorer, s’intéresser à tous les sujets pour grandir au même rythme que l’entreprise. Il faut être humble et bienveillant pour s’entourer de gens biens.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?

Nous avions déjà des clients au lancement de la société, une activité soutenue et très peu de charges. Cela nous a permis de générer des fonds propres et d’obtenir des financements auprès de banques et de la région Sud. En 2020, nous avons décidé de réaliser une levée de fonds. Je crois que vos lecteurs sont principalement des entrepreneurs et des investisseurs, et si certains d’entre eux sont intéressés je les invite à me contacter par mail.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre start-up ?

De croire en lui-même. Il faut être une opportunité pour les autres, plutôt que de chercher des opportunités pour soi-même. Il ne faut pas hésiter à casser les routines, et opter pour le déséquilibre. L’essentiel est de s’amuser et de prendre du plaisir en toutes circonstances car quoi qu’il arrive il n’y a rien à perdre – soit on gagne, soit on apprend.

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