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Théophane Courau : « A FATEC Group, nous misons sur le digital et la transition énergétique »

Théophane Courau est le Président de FATEC Group, entreprise familiale florissante de gestion de flottes automobiles implantée dans le 16ème arrondissement de Marseille. Pour Provence Business, il revient sur son histoire d’entrepreneur et nous dévoile ses objectifs de croissance comme ses perspectives de recrutement.

Théophane Courau revient avec Provence Business sur son histoire d’entrepreneur. Il aborde également sa raison d’être : avoir un impact social et environnemental positif , donner du sens et partager une vision avec ses collaborateurs. Entretien.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcours ?

Je me suis lancée dans la reprise d’entreprise en 2012, et mon projet s’est concrétisé en janvier 2013 avec le rachat de AON fleet management qui devient alors FATEC Group. L’équipe est alors composée de 43 salariés et les clients sont basés essentiellement à Paris. Aujourd’hui l’effectif a presque triplé avec 120 salariés en 2020.

Le premier discours que j’adresse à mes collaborateurs a lieu le 12 décembre 2012. Mon principal message était de créer de l’emploi à Marseille et d’avoir un impact positif sur Marseille, ma ville d’adoption. L’objectif était et reste d’avoir un impact social positif en créant de l’emploi et un impact environnemental positif, grâce à un accompagnement dans la transition énergétique de chacun de leur client.

Quels sont aujourd’hui vos principaux marchés ?

Les principaux marchés visés par FATEC sont les grosses flottes de véhicules. C’est-à-dire des flottes qui comportent plus de 100 véhicules. Au total FATEC travaille avec plus de 100 clients, ce qui représente un total 70 000 véhicules. Parmi eux, des entreprises privées et publiques (mairie, ministère collectivités territoriales). Les clients de FATEC viennent à 2/3 du privé et du public pour 1/3 .

Comment vivez-vous la période actuelle ?

La période actuelle est une période compliquée pour les entreprises. Il s’agit non seulement d’une crise sanitaire et économique mais aussi d’une crise sociale. Le contexte dans lequel nous vivons actuellement est très anxiogène. Il s’agit de faire un travail sur soi afin de dépasser les flux d’informations négatives. L’objectif est d’être à contre-courant, et de rester audacieux et résilient dans ce contexte difficile.

Quels sont vos objectifs pour les prochaines années ?

Pour les années à venir, nous avons 3 objectifs.

Tout d’abord, la poursuite de la digitalisation de FATEC Group : nous développons notre capacité à intégrer toutes les data du véhicule. L’objectif est d’intégrer les données, de les traiter et de les analyser puis de les restituer au client sous forme de plan de performance. Ensuite toujours dans le cadre de ce premier objectif, nous voulons travailler sur nos outils actuels. Ce qui peut être réalisé par un robot ne doit plus être fait par un humain. Ainsi, nous faisons grandir nos équipes sur la chaine de valeur.

Notre deuxième objectif est d’accompagner nos clients dans leur transition énergétique. Cela découle de notre raison d’être « Agir pour une mobilité responsable et viser le bien commun ». Il faut co-construire des offres d’éco-mobilité pour les clients. Par exemple, nous conseillons nos clients sur des solutions pragmatiques, où charger son véhicule électrique en fonction de sa géolocalisation etc.

Notre développement à l’international : Nous nous sommes établis pour la première fois dans un autre pays en octobre 2019, la Suisse. Deux autres ouvertures étaient prévues en 2020 mais avec le contexte actuel, elles ont été reportées en 2021 et 2022.

Notre objectif est d’accompagner les clients français dans la gestion de leurs véhicules européens.

Rising Sud va accompagner FATEC Group pendant 2 ans afin de lui permettre de passer de PME à ETI. Pouvez-vous nous en dire plus ?

FATEC Group est une PME en croissance qui souhaite devenir une ETI pérenne grâce à son style de management/ gouvernance et aux bonnes pratiques diffusées aux collaborateurs.

Nous nous préparons pour le FATEC de demain. Nous serons demain 200 personnes au sein de l’entreprise, il faut faire attention dès maintenant aux décisions RH, partenariats et fournisseurs.

Afin de structurer FATEC dans son évolution en ETI, nous nous faisons accompagner par des experts de Rising Sud qui nous stimulent dans la découverte d’opportunités, et échangeons avec d’autres entrepreneurs qui partagent les mêmes objectifs.

Vous êtes lauréat du programme CEDRE : contrat pour l’emploi et le développement responsable des entreprises. Parlez-nous de vos objectifs en matière de RSE et de la perception chez vos collaborateurs ?

Le programme CEDRE s’inscrit dans l’ADN de notre entreprise familiale. Le circuit de prise de décision est court et nous voulons être responsables de nos actes. Notre voulons donner du sens en partageant une vision avec l’ensemble de nos salariés. Et nous ouvrons l’actionnariat de FATEC à nos salariés.

Nos valeurs d’entreprise doivent être partagées par l’ensemble de FATEC. Il faut apprendre le savoir-être avant de pouvoir proposer son savoir-faire. Le programme CEDRE nous accompagne pour renforcer notre démarche RSE. Nous avons été audités pendant 6 mois par un cabinet externe. Le plan sur 3 ans est réparti sur 3 axes, chacun porté par des responsables en interne.

Cette démarche de transformation d’entreprise suscite de très beaux engagements de la part des collaborateurs. Par exemple nous collaborons avec l’association « Degun sans stage » afin d’offrir la possibilité à des jeunes de venir découvrir le métier qui les intéresse. Les salariés de FATEC sont très volontaires pour devenir les tuteurs de ces jeunes et de leur présenter leur métier au quotidien. Toutes ces actions renforcent l’engagement des collaborateurs.

FATEC GROUP a créé 35 emplois sur les 18 derniers mois et souhaite continuer à recruter, quels sont les profils recherchés ?

En 2021, l’objectif de recrutement est de 21 personnes. Nous recherchons plusieurs profils : des mécaniciens automobile spécialisés dans les véhicules légers ou industriels (mécanique ou carrosserie), des gestionnaires de parcs de véhicules avec de grandes qualités commerciales, relationnelles et administratives et un fort intérêt pour le monde de l’automobile afin de pouvoir conseiller les clients, des développeurs web back end front end, un chef de projet product owner et un business developer.

Aujourd’hui il y a : 38 personnes en gestion, 20 en IT et 43 pour la technique

Parlez-nous de la transformation digitale de l’entreprise ?

Notre objectif est d’être ambitieux et audacieux. Notre grande fierté est d’avoir reçu le premier prix 2020 de la catégorie service pour notre application Co-Pilote lors des Trophées de l’Automobile et l’Entreprise.

C’est une belle récompense. La valeur associée à notre transformation digitale est perçue par le marché.

Nos lecteurs sont des investisseurs, quels conseils leur donneriez-vous ?

Je leur conseillerais d’être persévérants et audacieux et garder de l’espoir. Il faut se couper des médias anxiogènes et se concentrer sur le positif pendant cette période sinistre.

Il s’agit de se projeter et de trouver des opportunités dans toutes les difficultés, réinventer le métier accélérer les transitions, accepter les changements.

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