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Printemps Marseillais : un nouveau cocktail pour l’immobilier à Marseille

La victoire du Printemps Marseillais aux dernières élections municipales a peut-être bouleversé le marché immobilier de la cité phocéenne pour les 10 prochaines années.

Beaucoup d’élus de la nouvelle municipalité sont sensibles à la thèse de “zéro artificialisation nette” qui consiste à vouloir préserver chaque terrain encore disponible pour y promouvoir des activités agricoles ou des espaces verts. Plusieurs fois, le Premier adjoint Benoît Payan a également mis en avant la transition qu’il souhaite : « Nous allons voir les promoteurs et nous allons leur dire maintenant, vous n’allez plus bâtir, vous allez rénover ».

Cette proposition-phare, compte tenu du grand nombre de logements insalubres, a été répétée maintes fois pendant la campagne, mais ne semble pas encore avoir été mise en pratique.

Moins de densité urbaine

Dans le périmètre d’Euroméditerranée, Mathilde Chaboche, adjointe à l’urbanisme, a contacté le promoteur qui va construire bureaux et logements en lieu et place de l’ancien hôpital Desbief. Cet acte est fort politiquement, car la Ville n’a aucun pouvoir concret sur ce périmètre, c’est l’Etat qui gère directement cette zone inscrite dans l’opération d’intérêt national Euroméditerranée.

Mais, la nouvelle adjointe a tenu à rencontrer le collectif de citoyens qui demande au promoteur de revoir sa copie pour proposer un programme immobilier moins dense, avec plus d’espaces verts.

Yannick Ohanessian, adjoint en charge de la sécurité, a communiqué sur l’annulation par la Ville d’un permis de construire accordé par la précédente adjointe à l’urbanisme. Il insiste sur les raisons : la Ville souhaite que le promoteur réduise le nombre de logements et consacre plus de place aux espaces verts, à des services publics (crèche, école, bureau municipal…) et aux commerces. Si ce nouveau cap politique perdure, ses effets commenceront à se voir dans les 2-3 prochaines années.

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