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Entreprendre sans lever des fonds, c’est possible

Dans cette rubrique, nous avons l’habitude de mettre en avant des entreprises innovantes qui lèvent des fonds pour doper leur croissance et devenir le leader de leur secteur. Nous allons aujourd’hui prendre le contre-pied de la logique habituelle pour analyser les risques des levées de fonds pour l’entrepreneuriat.

Le phénomène des levées de fonds est assez récent dans l’histoire économique, et il s’est généralisé d’abord dans les années 1990 jusque dans les années 2000 avec la « bulle Internet ». Aujourd’hui, il semble tellement ancré dans l’économie de l’innovation, que certains ont l’impression qu’il a toujours existé.

Et pourtant, le phénomène des levées de fonds est fortement lié aux perspectives ouvertes par la digitalisation de notre société. Avec les changements d’usage, l’objectif pour les entreprises qui se créent n’est pas d’abord d’être rentable, mais de dominer leur marché. La référence absolue en la matière reste Google qui a su devenir le premier moteur de recherche dans le monde, en situation de quasi-monopole. Google est devenu rentable en affirmant son modèle économique et en développant ensuite toute une gamme de services autour de son coeur de métier.

Théoriquement donc, les levées de fonds devraient seulement être le fait d’entreprises innovantes capables de dominer un marché mondial grâce au numérique et aux nouvelles technologies, en bref d’être scalables (terme incontournable du vocabulaire des start-ups) ; scalables signifiant être déployables à grande échelle.

Fascination autour des levées de fonds

Et pourtant, aujourd’hui, les levées de fonds dépassent de très loin le cadre du numérique. Des entreprises de toute sorte lèvent des fonds auprès d’investisseurs privés. Rien que l’expression « levée de fonds » exerce une sorte de fascination auprès des journalistes.

La liste des entreprises marseillaises et provençales qui ont levé des fonds sur les deux dernières années met en évidence le point essentiel de l’innovation : la scalabilité. Pour certaines, l’utilisation de ce terme relève plus de l’effet d’aubaine qu’autre chose.

Et pourtant, comme nous le confie un entrepreneur (justement en levée de fonds) avec qui nous avons pu échanger  « On a l’impression que les journalistes ne savent même plus de quoi ils parlent. Ils n’ont que les mots ‘levée de fonds’ en bouche alors que dans les faits, il s’agit la plupart du temps de PME qui renflouent leur trésorerie ou qui s’entourent de nouveaux associés ».

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